Domaine maritime

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“Port idéal” d’Adriano Di Falo - Peinture naturelle sur toile [150x180] offerte à un Maître du Port


Un port est une infrastructure construite par l'homme dans un but précis. Tout comme le marché, il représente un pivot de l'économie et le cœur second d'un bourg (le terme « second » est ici utilisé pour signifier l'importance du port vis-à-vis d'une population, le premier cœur d'une citée étant soit le lieu de pouvoir du territoire, soit la place centrale, soit le marché, si et seulement si celui-ci est plus grand). Tout comme le marché, les marchandises et marchands se réunissent en ce lieu afin d'y effectuer des transactions de tout genre.

Les ports ont cependant une spécificité que les marchés ne possèdent pas, les ports permettent de faire venir plus rapidement des marchandises de l'autre côté. Ces transferts s'effectuent au travers de navires (nommés « bâtiment » par les marins) qui viennent mouiller (jeter l'ancre) au port. Les ports, géographiquement sont éloignés de la place centrale d'une ville (ou plus petit bien-évidemment) car l'activité portuaire active et la population des ports composent un mode de vie différent des citadins ou ruraux.

Les ports peuvent se créer à partir de rien et au fur et à mesure qu'ils « grandissent» ils prennent de l'importance, jusqu'à devenir à eux-seuls un lieu de commerce conséquent vis-à-vis d'un marché. Généralement, les marchandises d'un port sont directement écoulées vers le marché le plus proche (ou à un relais qui lui continuera le chemin).

Les ports permettent également au pouvoir local de percevoir une source de revenue supplémentaire grâce aux nombreuses infrastructures composant les ports.

Un port possède sa propre politique, distincte du pouvoir local (étant des lieux turbulents de manière générale). La hiérarchie d'un port est relativement simple et seul un membre de celle-ci est désigné par le Seigneur local. C'est le Maître du port ou Officier du port.

L’organisation interne du port

Le Maître du Port ou Officier du port est nommé par le Seigneur local, celui-ci est généralement un proche du Seigneur, un fidèle ou tout simplement un partenaire. Les Officiers du port sont généralement, dans le cas où ils ne sont pas affiliés au pouvoir local, des marchands, des marins ou encore des grands écumeurs dans des territoires instables. Le Maître du port dirige le port de la manière qu'il le souhaite, tant que le port soit une source de revenue. Les ports constituent un lieu de pouvoir affilié au pouvoir local sans pour autant en être sous le joug, si il dépasse les limites du correct (rares sont les cas, ces cas sont généralement présents lorsque le Maître de port est un marchand. Il ne possède aucune affiliation réelle avec le Seigneur. C’est souvent eux qui ont en sorte de rendre le port indépendant totalement du territoire local. Dans un contexte familier, cela ne pourrait pas arriver, l’honneur et la volonté de rester dans l’élite sont des marques infranchissables), le Seigneur pourrait envoyer sa garde, et/ou ses meilleurs hommes afin de rendre une visite peu courtoise au Maître du port, par la suite, il peut être jugé, remit à sa place, ou dans les pires des cas, pendu. Le Maître du port réside généralement dans une grande demeure surplombant le port afin qu'il puisse y surveiller son activité. Il travaille majoritairement dans la Capitainerie,qui est l'”Intendance du port”. Dans les plus grands ports, la Capitainerie est plus conséquente, voire fortifiée. Le Maître du port contrôle et régule les marchandises intérieures et extérieures, harmonisant le commerce local avec le commerce étranger. Il recense les arrivées et départs maritimes dans un cadastre posté dans la Capitainerie. Il veille au bon ordre du port, et à la sécurité des navires entrants ou sortants du port (Si vous trouvez des écumeurs dans l'auberge, vous savez qui les a laissé arriver!). Bien souvent, le Maître de port possède une tenue particulière afin de le différencier des officiers et/ou miliciens, il possède un beau tricorne aussi.

Les Officiers de port adjoints sont (comme dans leur nom) les seconds du Maître du port, ils sont en quelque sorte les sous-représentants de l'autorité du port. Ils incarnent généralement la garde (ou milice pour les petits ports) œuvrant uniquement dans le port. Ils surveillent, patrouillent entre les jetées afin de s'assurer au bon ordre d'un port et à ses marins. De confiance, ils sont nommés directement par le Maître du port sans préavis du pouvoir local. Dans le cas de petits ports (de petite taille), les officiers du port adjoints ne sont pas promus car le Maître du port ne possède pas assez d’hommes sous sa main.

Les Gardes du port (ou Miliciens du port) sont les personnes œuvrant sous les ordres de la hiérarchie ci-dessus.

Bien-évidemment d'autres titres peuvent être conçus dans un port si le Maître de port trouve cela nécessaire. L'officier du port ou Maître du port ainsi que tous les membres du port doivent suivre ce règlement ci-dessus, qu'ils doivent appliquer (Ce règlement ne doit en aucun cas être oublié par le Maître du port, c'est à lui seul qu’incombe la tâche de faire respecter ce règlement et l'ordonner à ses suppléants.

Voici le Code du Maître du port et toutes les tâches qu'il doit s'occuper :

Les missions d'une capitainerie sont principalement celles attribuées aux officiers de port et officiers de port adjoints par le code des transports dont :

  • Intervenir en matière de police du port.
  • S'assurer de la régulation et fluidité du trafic portuaire.
  • Veiller à la sécurité des navires au port.
  • Maintenir une surveillance terrestre et maritime pour protéger l'intégrité des installations portuaires.
  • Assurer la sécurité du personnel et usagers du port.
  • Assurer la sécurité des marchandises et de l'environnement.
  • Assurer la coordination des opérations de lutte contre les sinistres sur le domaine portuaire avec le pouvoir local (les incendies par exemple).
  • Maintenir une constante diffusion des informations destinées aux usagers des ports et au pouvoir local.
  • Accomplir des tâches de collaboration interne avec d'autres services portuaires et les services locaux (tel le marché).
  • Collaborer avec d'autres administrations pour les besoins de leurs missions. (Cette tâche est notamment importante si le port suit une voie commerciale ou même militaire).



Les deux dernières tâches permettent de mettre en avant les compétences nouvelles d'un Maître de port.

Nota bene : Il est très commun, voire indispensable que le Maître de port possède son propre bâtiment afin d’apporter son aide au besoin. Son bâtiment est conséquent et a surtout les fanions du Maître de port (le Maître de port est avant tout un Capitaine). Lors de batailles navales, le Maître de port part accompagné de ses plus grands marins afin d’apporter du soutien à la flotte du seigneur local (si il en a une). Pour un port de pêche, le Maître de port a souvent un baleinier (un gros navire capable de chasser les cétacés et d'accueillir énormément de marchandises). Il est mal vue par les nobles qu’un Maître de port ajoute son navire aux navires de plaisance mouillant au port.

L'organisation de l’espace portuaire

Un port est un infrastructure regroupant un grand nombre de bâtiments, qui sont soit obligatoires, soit complémentaires sans être pour autant indispensables. Plus un port grandit, plus il est complet et élargit la diversité de ses infrastructures. Certains ports, lorsqu’ils atteignent leur apogée deviennent même une citée à suffisante (le port a pu, au fil de son développement se munir infrastructures promouvant l'artisanat. , se détachant littéralement du pouvoir local.

La Capitainerie est la place forte, la demeure du Maître de port, dans celle-ci, dans les endroits les moins modestes, on y trouve la demeure du Maître de port et l'office du port (les deux formes la Capitainerie) Celle-ci comporte (dans les plus riches cas) l'Intendance, la Demeure (richissime du Maître de port) et une petite caserne regroupant une milice personnelle du Maître de port (on peut y retrouver les officiers du port adjoints, étant les plus fidèles serviteurs du Maître de port).

L'Intendance du port est une Intendance similaire aux autres. On y retrouve à l'intérieur le Bureau du Maître de port, où il recense l'arrivée ou départ de civils, l'arrivée ou départ de navires et l'arrivée ou départ d'importantes cargaisons. On y retrouve également une trésorerie bien-gardée, l'or dans celle-ci est présente grâce aux nombreuses taxes que le Maître de port peut imposer à son port (en faisant payer le droit de passage par exemple (Ce droit est un droit simple, c'est celui pour un civil, c'est à dire un non-marchand d'entrer dans le port ou d'en sortir) ou encore une taxe d'amarrage (la plus commune des taxes). On retrouve dans l'Intendance également une salle des archives, celle-ci est (pour des raisons de facilité) dans la même salle que le Trésorerie, une salle annexe. Bien évidemment, l'Intendance est l'un des lieux principal d'un port, bien gardé. Pour des raisons de surveillance et de hauteur, l'Intendance surplombe souvent le port, afin d'en avoir une vue d'ensemble, et de voir les éventuels navires arriver.

Nota bene : L'Intendance, dans un port à but militaire, est attachée à la caserne du port.

La jetée est une structure rigide construite, s'avançant dans la mer, un lac ou un fleuve. Elle est construite dans les cas les plus pauvres en bois et pour les cas les plus riches en pierre. Elles permettent l'amarrage de navires , de routes pratiques et directes entre les navires et les entrepôts. Elle protège également le port des grosses vagues, du vent et de la houle (un cas rare de vague). Nota bene : Pour des ports à but militaire, une tour de vigie peut être construite sur les plus longues jetées. Pour les ports de plaisance (les ports propres réservés à une certaine élite), les jetées sont embellies car elles sont le lieu de promenades diverses, offrant une vue splendide vers les étendues d'eau.

Pour les ports de commerce (aussi nommés les plateformes commerciales), les jetées sont extrêmement bien entretenues afin de faciliter les échanges et les moyens de transport (la charrette étant très utilisée).

Pour enchaîner, les entrepôts sont des infrastructures omniprésentes dans un port. Construits (souvent n'importe comment) par des architectes peu expérimentés, des écumeurs ivres ou encore des marins, les entrepôts ne sont pas des endroits fiables et sûrs dans la majeure partie des cas (bien sûr, le Maître de port peut demander à faire construire de grands entrepôts ou autres bâtiments de stockage). Ils sont construits dès qu'il y a de la place, ils s'entassent et sont peu entretenus. C'est pourquoi les ports possèdent de nombreux risques (Se référer aux risques des ports).

La cale sèche est une structure occupant à la fois la mer et la terre. C'est un bassin qui permet l’accueil de navires et leur mise à sec pour leur entretien, leur construction, voire parfois leur démantèlement. La taille de la cale sèche dépend de la taille du port et des navires souhaités. Un petit port de pécheur n'a pas besoin de cale sèche réelle pour ses navires afin d'être réparés ou construits (les bateaux pouvant être tirés sur la berge). C'est un petit atelier qui prend le relais dans ce cas. Il peut ne pas y en avoir, mais c'est toujours plus pratique.

Les ports possèdent une infrastructure unique, il s'agit de la raffinerie d'huile de poissons et/ou baleines. La plupart des ports, tel qu'ils soient en possède au moine une de taille suffisante afin de fournir continuellement de l'huile aux nobles (ils en consomment énormément). Cette raffinerie est divisée en trois secteurs distincts. Le premier secteur est un endroit à ciel ouvert comprenant toutes les cuves qui vont faire cuire les poissons, les faisant coaguler, la cuisson permet également de séparer l'eau du coagulant.Ce secteur est à ciel ouvert pour éviter premièrement de devoir supporter la chaleur insoutenable des cuves, et deuxièmement de de devoir supporter la très forte, voire nauséabonde odeur de poissons (c'est d'ailleurs pourquoi les nobles ne vivent pas dans le port). Le second secteur, qui peut être fait en extérieur ou en intérieur est un secteur relativement petit et proportionnel au nombre de cuves. Cet espace comporte une presse qui permet de séparer le résidu du coagulant et le liquide. Ensuite, le précipité obtenu est décanté, purifié afin d'en garder que l'huile. Le troisième secteur est un secteur caché de la chaleur et de toutes formes de feu, souvent en cave, celui-ci détient tout les fûts ou jarres d'huile de poisson ou de baleine destinées à l'alimentation des lanternes. On peut décaler ces trois secteurs en ajoutant un premier secteur (si l'huile que l'on souhaite obtenir est de l'huile de baleine et que cette étape n'a pas pu être faite en mer), ce secteur est un secteur de découpe de baleine, rien de plus. Les os sont envoyés dans des entrepôts afin de servir de charpentes, la chair est envoyée au marché ou à la criée la plus proche afin de rassasier les plus gourmands, et le lard quand à lui subit le même processus que les poissons (c'est du lard cette fois).

Nota bene : Dans un fort de plaisance, les raffineries ne sont pas présentes, elles sont éloignées, et généralement constituent un petit port à côté, loin, à cause de l'autre putride des cétacés ou de la poiscaille.

La plupart des ports, sous la demande du Maître de port demande à ce que celui-ci soit pourvu d’une petite caserne. Cette caserne accueille généralement une petite milice ou une petite garde, logeant dans un lieu séparé de l’Intendance et la Capitainerie (sauf pour un port à but militaire, où, plus on a d’armes et de bras, mieux on se porte). Celle-ci est sous les ordres du Maître de port (La hiérarchie est expliquée plus haut). Cette petite caserne comporte généralement une geôle afin d’y emprisonner les voleurs, les “mauvais écumeurs” et toutes les personnes défiant l’autorité du port (par exemple, en ne voulant pas payer une taxe). La petite caserne dispose d’un petit réfectoire afin d’apporter au besoin une collation aux miliciens et/ou gardes ( ceux-ci préfèrent pendant leur repos aller à l’auberge ou la taverne la plus proche). La petite caserne dispose d’un dépôt d’armes également afin d’assurer l’équipement nécessaire à la protection du port et au maintien de l’ordre. Dans les casernes plus grandes, un dortoir est proposé.

Nota bene : Dans un port à but militaire ou de plaisance, cette structure est bien-sûr énorme, voire multiple. Il se peut même qu’elle devienne une forteresse à elle-seule.

Dans les ports les moins sûrs, où communément le Maître de port est un écumeur également, une taverne est construite au sein du port afin que les marins, écumeurs et autres brigands puissent boire, faire la fête, assouvir leurs désirs.. Ce n’est pas un endroit très recommandable pour les âmes sensibles. Nota bene : Il se peut que certains ports, surtout les plus grands et réputés fassent construire une auberge au sein de leur port afin de pouvoir loger leurs arrivants, et hautes personnes.

Les phares sont des bâtiments spéciaux, étant généralement construits à but d’être utilisés, mais il se peut, par prestige, le phare soit embelli, ornementé.

Nota bene : Cette pratique est très souvent utilisée par les ports de plaisance.

Les différents ports notables :

Il existe quatre types de port, de manière logique, tous possèdent leurs attributs et leurs ambitions.

Les ports de pêche constituent la majeure partie des ports dans le monde. Cette catégorie de port n’est que rarement bien vue. C’est pourquoi il est rare de trouver un port de pêche fréquentable, propre et sain d’esprit. Sales, peu sûrs à certaines heures, les ports de pêche sont une crainte réelle pour les seigneurs, même si ceux-ci apportent en abondance des vivres aquatiques et de l’huile afin d'alimenter leurs quartiers. Ils sont souvent le repère de la pègre de la citée, les magouilles pouvant se passer en toutes discretions. Cependant, cette pègre est fermée, et uniquement réservée aux marins. (Voire ci-dessous la pègre maritime). Les pots de vin sont courant dans ce type de port afin de passer au dessus d’une taxe ou pour obtenir un droit de passage privilégié. Il se peut, selon la taille du pot de vin, que l’on puisse atteindre les réserves précieuses de marchandises du port. Le Maître de port, souvent de mèche avec la pègre peut être un réel danger pour le pouvoir local. Bien souvent, le Maître de port tient ses écumeurs par la main et les retient de manière intelligente afin de n’avoir aucun problème avec le pouvoir local. Cependant, quelques ports passent au delà de cette généralité. Bien souvent, quand le Maître de port est un membre de la famille seigneuriale, celui-ci n’est pas corrompu et utilise les écumeurs même comme milice et hommes de main afin d’asseoir son autorité et faire respecter les lois du port.

Nota bene : La pègre agit rarement dans la dentelle.

Les ports de pêche minuscules n’ont pas de pègre importante (normalement bien sûr ! Attention à votre or sinon), elle est très limitée également. Les ports de pêche possèdent les plus grosses raffineries à cause de l’abondance des poissons et/ou cétacés. Les ports de pêche sont très fréquemment soumis à de violents incidents dus à l’entassement des entrepôts, la quantité paille très importante (afin de sécher un maximum le port) et l'huile de poisson ou baleine qui sont très inflammables.

Les ports de plaisance, comme leur nom l’indique désignent l’ensemble des ports destinés à la haute-société. Bien construit, visuellement beau, agréable, stratégiquement placé et minutieusement pensé, ils font partis des plaisirs minimes des riches. Ces ports sont extrêmement bien gardés et les peines sont lourdes. Ils représentent un réel enjeu pour les Maîtres de port sur plusieurs points, premièrement il y a a la sécurité du port, qui elle doit être optimale, ensuite la propreté et la limitation accrue des flux de marchandises et de personnes au sein du port. Les ports de plaisance sont peu nombreux mais sont très appréciés des villes côtières.

Les ports militaires sont des points stratégiques qui assurent soit une voie commerciale, soit un port en lui même (même si les autres ports peuvent avoir une grande garde, et/ou petite flotte). Les ports militaires régissent sous un ordre particulier, cet ordre se divisant en deux pouvoirs distincts (la seul personne à pouvoir avoir ces deux pouvoirs est le Maître de port). Les deux forces armées sont d’une part la marine, et d’une part l’armée qui est généralement embarquée. Ces deux ordres suivent leur code et leur hiérarchie. Le Maître de port ainsi est le médiateur entre l’amiral régnant sur la flotte et le maréchal ou général régnant sur l’armée. Il est commun que ce général ou maréchal soit celui du seigneur lui-même. Ainsi donc, le Seigneur porte une attention importante vis-à-vis du port. Les risques de ces ports sont minimes même si les mutineries et débordements d’une armée peuvent survenir. Il n’est pas commun de dire qu’un port militaire est un endroit sain et pur. Les pots de vin y sont courants également mais ces agissements sont peu notables, voire inexistants pour les réels ports militaires. Ces ports ci considèrent grandement l’industrie locale qui permet l’entretien des armes et armures. Un forgeron est souvent affecté à ce type de port sous la demande du Maître de port, un second est toutefois recommandé afin de ne pas faire de favoritisme devant une armée.

Nota bene : Le port est souvent très fortifié et est construit dans des matériaux fiables. Les incendies y sont peu courant.

Les ports de commerce représentent le dernier type de port. Communs et très souvent grandissant, ces ports sont destinés à être des pivots de l’économie et de l’orientation du monde. Bien placés, assez bien gardés, relativement bien construits et propres ces ports engouffrent des quantités énormes de marchandises et d’humains. Le trafic dans ces ports est immense et croissant. Les ports de commerce sont des lieux d’échange, cependant ils ne sont pas censés être plus importants que le marché local afin de ne pas forcer les individus issus d’une certaine élite à aller dans ces lieux moyennement stables. Généralement les ports de commerce sont des lieux gardés très correctement et d’une main de fer par le Maître de port au travers d’une politique très fermée. Les ports de commerce afin de limiter la quantité de biens entrant ou sortant du port fixent le droit de passage. Les grands ports de commerce sont bien construits dans l’ensemble, mais il se peut que des plus petits ports optent pour des constructions en bois afin de minimiser les coûts du port. Ces entrepôts empilés tout comme dans les ports de pêche sont à risque. Les ports de commerce possèdent une grande cale sèche afin de réparer les plus grands navires marchands et peuvent, avec un financement externe (souvent celui des marchands intérieurs, des nobles et même parfois du seigneur lui même) lancer des nouveaux chantiers afin d’agrandir les navires destinés au commerce, ou encore aux escortes de navires entrant ou sortant. Comme dit précédemment, les navires ont souvent besoin d’une escorte, les ports de commerce accueillant des ressources de luxe parfois (tel que de l’or ou des bijoux) peuvent être victime de pillage ou encore d’abordage par des navires de pirates, corsaires ou encore de vulgaires écumeurs. C’est un grand défi pour le Maître de port que d’assurer la protection de son port. Nota bene : Les ports de commerce possèdent généralement une auberge afin d'accueillir les marchands et étrangers afin d’alléger l’auberge intérieure proche du marché local.

La pègre maritime

La pègre maritime est un problème relatif à toutes citées côtières car celle-ci peut être rapidement arrêtée. Elle est majoritairement constituée de vieux marins, de pêcheurs ivres ou encore d’écumeurs ou pirates. Ces brigands oeuvrent sous un même drapeau, un même fanion qui symbolise le clan dans lequel ces brigands appartiennent. Ils oeuvrent sans relâche dans les ports pour s’enrichir ou faire régner leurs lois. Vite traitables par le fait que l’on puisse les reconnaître facilement ou par leur confinement géographique, la garde locale ou la garde portuaire représentent une protection sûre. Cette pègre peut également servir le port en étant achetée ou même ralliée au Maître de port qui peut offrir des bons emplois à ces filous. Brutaux, souvent illettrés, ces criminels de la mer représentent généralement les gros bras d’un Maître de port afin de faire régner l’ordre même si, ceux-si peuvent abuser des alcools également (Les alcools forts sont énormément prisés par la pègre). La pègre maritime lorsqu’elle est active est une pègre fermée, ne s’ouvrant en aucun cas à une pègre terrestre. Savent-ils naviguer et piller des navires marchands ? En aucun cas. C’est pourquoi la pègre maritime ne se mélange pas à la pègre terrestre et peut servir afin de l’arrêter. Un exemple simple vous est présenté : Giorgio est un voleur de poches du marché local et semble s’être fait repérer par la garde ou milice locale. Il décide donc de fuir afin de trouver refuge. Le port, par son instabilitée représente un endroit parfait. Giorgio entre dans le port discrètement et tombe sur les Brezza-denti. Ce clan d’écumeurs, peut agréable attrape Gorgio et l’amène au Maître de port afin d’être arrêté. La pègre maritime haït la pègre terrestre. Il est courant que des navires d’écumeurs, de pirates (en somme) pillent des navires marchands ou des caravanes maritimes marchandes.

Nota bene : Lorsque des écumeurs sont “achetés” pour leurs services multiples, ils deviennent des corsaires obéissant au pouvoir local même s'ils ne font en aucun cas partis de l’armée locale.

La fabrication de la “lumière marine”

La “Lumière marine” est de l’huile servant de combustible aux lampes. Celle-ci est facile d’accès et fabriquée au sein du port.

Nota bene : Les ports de pêche fabriquent énormément d’huile et c’est pourquoi ils sont énormément soumis à des incendis. Il existe deux types d’huile fabriquée par les marins. Il existe premièrement, la plus commune, l’huile fabriquée à partir de poiscailles fraîches ou crépissant, l’autre est plus complexe à obtenir, c’est l’huile provenant des cétacés. Nota bene : Il existe une entre-deux en terme de qualitée de l’huile, c’est de l’huile provenant de poissons cartilagineux (tels les requins).

Le processus de production est simple à suivre.

Premièrement, il faut faire cuire dans d’énormes cuves les poissons, le lard de cétacés ou le gras de poissons cartilagineux. A terme, lorsque l’eau est sortie de l’être mort et que la chair a bien coagulée (c’est à dire que la chair s’est décomposée), que le lard de cétacés a bien fondu, le précipité obtenue est amenée à une presse. Deuxièmement, le précipité obtenue est amenée à une presse afin de différencier le liquide du solide. La partie liquide expulsée par la presse part vers la dernière étape du processus de production tandis que la chair restante est gardée. Troisièmement le liquide obtenu est laissé afin que l’huile se sépare de l’eau, dès lors, l'huile (plus lourde que l’eau) vient se déposer au fond de la cuve. L’eau est ensuite filtrée et l’huile est prête à être utilisée. Il se peut que l’huile soit à nouveau filtrée afin de rendre l’huile plus pure. Dernièrement, revenons à ces composés laissés à l’abandon, cette masse décomposée est séchée et moulue afin d’être utilisée en guise de farine. On parle de farine de poisson.

Nota bene : On ne fait pas de farine à partir du lard de cétacés. La chair des baleines est quant à elle envoyée aux cuisines contrairement aux poissons cartilagineux et aux poissons normaux qui sont découpés ou laissés tel quels quand les cuves de cuisson.

Voici un extrait de “Escales”  : Entre l’instant où le malheureux animal (enfin mort) est amarré le long du navire et celui où son huile est prête à être stockée, il se déroule une soixantaine d’heures de travail ininterrompu ; c’est épuisant. Le cétacé sera tranché, décollé, pelé, coupé et émincé, en barrettes de graisse (50/60 cm) qui seront mis à fondre dans une chaudière à bois. La fonte est une opération très délicate dont dépend la couleur et la qualité de l’huile. Il faut remuer en permanence l’ignoble bouillon pour lui éviter de noircir. Le capitaine y veille personnellement. Au fur et à mesure, on enlève les résidus appelés cretons qui sont mis à sécher puis ajoutés au combustible. Lorsque l’huile est faite (elle crépite quand on y jette quelques gouttes d’eau), elle est déversée dans un réservoir appelé couloir pour se refroidir ; puis mise en barriques (saisies sur le pont) pendant 48 heures avant d’être transvasée dans les barils de cale. Elle est enfin prête… Le métier de baleinier fut probablement le plus dur de la marine à voile.*

Les mythes des mers

Récits fabuleux, légendes, contes et historiettes, les mythes représentent l’héritage que les marins laissent après leurs passages. Populaires et bien souvent effrayants, les mythes des mers bercent l’enfance des marins et le savoir des anciens. Chacun peut créer son récit idéal et prenant mais rien n’est tel face à ces mythes transmis bien avant l’arrivée des mers et océans. Ces récits courts, longs, ajustés ou encore rétrécis complètent les peurs habituelles des marins, et ceux-ci peuvent représenter des réels risquent pour les marins bien trop superstitieux.

Voici les principaux récits notables à ce jour ;



Les “Enjôleuses” des eaux douces :

L’Abominable Lance-Blanche :

La Peur Blanche des Galions, le Fléau des baleiniers, la Lame abyssale ou encore le Courroux Marin, cette abomination fait frissonner tout les marins, partant du jeune marin d’eau douce à barque au plus redoutable écumeur du Nord.

Cette légende est très ancienne, mais les écrits marins décrivent cette créature comme un réel monstre. Longue et rapide, épaisse et caractérielle, tranchante et luisante, ce poisson est une réelle tempête d’horreurs. Ce poisson représentant un espadon en plus terrifiant nagerait dans les eaux du monde à la recherche de proies faciles, de navires téméraires ou longues flottes marchandes, les menant tous à un naufrage certain.

La légende dit qu’avant qu’elle apparaisse, les vents tournent à cause de sa taille et qu’ils indiqueront la direction de venue de la bête, cette étape du fâcheux destin des marins n’est pas réellement perceptible car celle-ci peut être naturelle.. Ensuite, cette bête viendrait suivre le navire en le percutant de temps à autres avec sa large dorsale, prévenant le navire de repousser chemin. Dernièrement, les flots deviennent calmes, le vent s’arrête, le temps s’arrête et sans prévenir, l'immondice vient trancher, empaler, déchiqueter, embrocher, pulvériser le pauvre navire, ne laissant que peu de survivants.

De nos jours encore, cette légende est modelée, s’adaptant aux navires perdus, offrant des buts différents à la terrible créature marine.

Pourquoi cette légende est-elle aussi courte et si approximative ? Cette question de jeunes navigateurs raisonnent dans les ports, mais hélas, personnes n’osent y répondre, craignant d’attirer le regard de la mer.

Est t’elle vivante ? Existe t’elle réellement ? Aucun marin, et même des plus vantards affirment avoir vu la créature, sous peur de voir le vent changé.

Une rumeur provient des Grandes Îles du Nord, la créature aurait été vue à deux endroits différents et extrêmement éloignés, n’était elle pas unique ?

Nota bene : Même les plus grands marins issus de la Grande Elite croient dure comme fer à ces superstitions. Le port de pêche, un endroit plein de rêves.

Les ports de pêches sont des endroits mal-réputés au sein du monde. La plupart étant perçu comme des sombres nids à écumeurs et autres filous des mers. Les ports de pêche ne sont pas des endroits faciles, ni même pour le Maître de port qui lui doit en plus faire face au pouvoir local, et les corvées administratives sont plus terrifiantes qu’un Maelstrom. Lorsque l’on est un jeune marin, on rêve de devenir un grand capitaine, réputé et prospère, où les pêches ne deviennent que des parties de plaisir et où le poisson est abondant, mais beaucoup se perdent en entrant dans cet endroit qui peut apporter énormément à un individu, sur n’importe quel point humain. La solidarité par exemple et l’esprit de camaraderies sont énormément présents et sont même des critères de recrutement pour certains capitaines. Souvent sales, répugnant et dépourvus de beauté les ports de pêche cachent assez bien leurs activités, honnêtes ou malhonnêtes puissent-elles être. L’activité des ports de pêche est telle que même certaines progressions du port se fondent directement sur la mer, faisant passer les navires entre-elles. L’activité des ports de pêche est riche. L’on y trouve toutes sortes d’activités générant toutes un revenue brut au Maître de port qui lui empoche toujours gros. La pêche est la majeure activité d’un port de pêche, cependant la récolte et l’artisanat y vont de paire. Les coquillages sont des mets subtils et des objets décoratifs très demandés sur les terres. L’esprit du voyage est présent dans ces coquillages qui ont traversés les mers. Concernant l’artisanat, les bijoux et autres subtilités terrestres n’existent pas dans des ports. Le parfum et l’huile sont quant à eux, les deux pivots d’une industrie portuaire, le parfum étant très prisé par les nobles et l’huile par la population (les nobles en grandes parties). Le parfum est un produit exotique attrayant mais n’est produit que dans des cas spéciaux (le parfum est généralement produit dans des ports de commerce ou de plaisance pour assurer la sécurité et la destination du parfum).