Basse-Guerre

De Bibliothèque Auléria RP
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Cette page conte les événements se déroulant au fil de la Basse-Guerre, conflit international se tenant actuellement dans l'univers d'Auléria. Les détails de ces événements ne sont pas connus de tous et nous vous prions d'adapter les savoirs de votre personnage à son éducation ou à son origine. Au fil du temps, de nouveaux chapitres naîtront afin de tisser le fil de cette histoire en cours.

Prologue : La diplomatie au sein du continent


Marquées par leurs différences culturelles et leurs desseins plus ou moins similaires, les diverses nations s’étant établies sur le continent au fil des siècles ont su entretenir des relations diplomatiques plus ou moins tendues. Tandis que la Principauté de Gaçaferi, véritable nation marchande, a toujours demeuré plutôt passive dans les conflits, les immenses royaumes alentours n’ont eu cesse d’ambition. Le Royaume de Monteleone, première nation jouissant d’un tel titre, s’est développée en tant que titan du continent autant de par son territoire expansif que par ses dynasties les unes plus amphigouriques que les autres. Tandis qu’un royaume plus jeune et à la folie conquérante naissait non loin de ses frontières : le Royaume de Södertälje, une certaine méfiance naissait dans le coeur des souverains montelans. Peu habitués à être défiés, autant par l’Ouest où les différents camps basanés canotaient pour s’unir sous une même couronne que par le Nord où les îles peuplées de sauvages ne songeraient même pas à défier la couronne, les reines Da Santo d’Avarelli, réputées pour leur esprit ombrageux, tentèrent d’intimider les rois étrangers Hägervjensterr. Seules réponses leur étant offertes, des forces sodertalloise vinrent porter feu et sang à même les petits villages longeant le Fleuve de la Frontière, là où le fameux Comté de Rosenza s’établit quelques siècles plus tard. Les montelans constatèrent ainsi que leur force n’était plus incontestée et firent bâtir des cités fortifiées le long de leurs frontières telles que Finocchiaro au Nord-Est et Rosenza au Sud-Est.

Au fil des siècles, les relations montelannes et sodertalloise s’apaisèrent tandis que la nation orientale gagnait du terrain au fil de leurs conquêtes des îles qu’ils baptisèrent Liljeströmm. Entretenant des liaisons commerciales, les deux nations conservèrent cependant un certain ressentiment en raison des conflits nés durant leurs respectifs établissements. Plus les dynasties passèrent, plus les souvenirs de ces accrocs s’estompèrent pour ne laisser place qu’à un mépris mutuel dont la raison semblait obscure. Le Royaume de Monteleone, au coeur du XVème siècle, pris finalement la décision de faire un pas vers son concurrent, afin de rasséréner leurs réserves similaires.

I. La naissance des tensions


C’est après d’interminables échanges de missives dans lesquelles reposaient d’irraisonnables conditions de chacun des partis que le roi Bartolomeo I de Monteleone invita le roi Maximilian IV à Chiuggia afin de débattre des conditions d’une potentielle alliance. Le souverain sodertallois, affirmé à l’idée de démontrer aux montelans son pouvoir naval, se déplaça vers la capitale accompagné d’une flotte d’une soixantaine de navires de guerre. Une mésaise pesait dans la cité tandis que bon nombre de soldats s’étaient postés à travers la ville durant la visite de leur souverain. Pendant une dizaine de jours, l’accès au Fort Immaculé fut proscrit aux courtisans tandis que les deux rois débattaient des termes d’une union. Il fut finalement décidé au cours de l’an 1496 que les deux royaumes frontaliers uniraient leur deux territoires au travers d’une sage union liant ainsi la princesse Montelanne ; Annabella Natalia Di Maschiarelli au prince södertällois Jafet Adelsköld lorsque cette première atteindrait ses dix-huit printemps. Lorsqu’une telle nouvelle fut annoncée et répandue dans le territoire, bon nombre étaient ceux qui demeuraient réticent à savoir l’héritière de leur fier royaume épouser le prince de celui qu’ils considéraient comme une menace. Une multitude de nobles montelans vinrent également faire escale à la capitale afin de dissuader leur souverain de poursuivre une telle décision lors de quelques doléances privées. Il fut alors soumis au roi Bartolomeo la possibilité d’une alliance avec la Principauté de Gaçaferi, nation en plein essor et entretenant un commerce florissant avec toutes les nations continentales en raison de leurs denrées rares et précieuses. Bien que de telles propositions furent énoncées discrètement, nulle nation n’étaient assez idiotes pour ne point placer d’espions aux cours étrangères. C’est ainsi que les échos de ces paroles vinrent être entendus par la monarchie sodertalloise, ravivant alors le ressentiment qui semblait s’être apaisé lors de ces dernières décennies.

II. La déclaration de guerre et la conquête d'Auléria


Ce n’est qu’au terme de moult discrets échanges que la maisonnée princière Ibbi-Shahan se rendit au coeur des vastes palais royaux ainsi lourdement soutenus de par une large flotte de navires marchands employés à l’importation d’immenses quantités de délicates denrées précieuses. Escorté d’imposants pelotons de soldats, le fastueux carrosse aux ornements d’or et de joyaux vint fendre les étroites allées pavées de la prestigieuse capitale. Ce n’est qu’une fois le haut Fort-Immaculé regagné que l’on aperçut enfin le Prince Salih Ibbi-Shahan ainsi rejoint par son héritier légitime ; le Premier Prince du Sang Misagenes Ibbi-Shahan et un élégant cortège de personnalités notoires. L’on mobilisa hâtivement les armées royales à la défense de l’allée de Icônes jusqu’aux quartiers du palais tandis que de formelles négociations se prolongèrent une semaine durant. Si la principauté de Gaçaferi se veut demeurer telle que prospère nation jouissant de relations commerciales privilégiées au travers le continent entier de par une forte implication en l’exportation de denrées dispendieuses ; celle-ci parvenu aisément à renverser les accords autrefois conclus quant-à l’union de la princesse Montelanne autrefois promise au prince Södertällois conclue en l’an 1496. L’on fît doubler sans plus tarder les effectifs de l’armée Montelanne stationnée au sein de la capitale tandis que l’on escorta la maisonnée Princière jusqu’au quais aux flottes ainsi réquisitionné et proscrit au peuple jusqu’à l’appareillage du navire reconduisant les précieux jusqu’au territoire de l’Ouest. L’on annonça sans attendre l’union prochaine liant la princesse Montelanne au Prince du Sang Misagenes Ibbi-Shahan, marquant ainsi la rupture de l’alliance Sodertalo-Montelanne

Si telle nouvelle ne pu demeurer éternellement étouffée, le Royaume de Södertälje ne recula assurément pas dans la prise de position au coeur du conflit naissant. C’est ici le début de la Basse-Guerre dès l’an 1514.

Dorénavant impliqué en l’élaboration des premiers assauts vers les terres Montelannes ; le Royaume de Södertälje s’attela activement à l’expansion de sa flotte au travers de la vaste base navale de Mornür tandis que les nombreux ports commerciaux bordant les îles Liljenstromm se virent réquisitionnés afin d’en densifier les forces navales. Orchestrant d’ores-et-déjà le futur envahissement des comtés frontaliers ; Rosenza puis Auléria, le roi Maximilian IV Adelskold parvint aisément à susciter l'intérêt de la richissime maisonnée montelanne De Vitis D’Abbruzzese.

C’est avant tout de par le biais d’une étroite correspondance avec la noble maisonnée De Vitis D’Abbruzzese que de discrets arrangements fûrent conclus en l’an 1517, celle-ci assurant dès lors un solide soutien financier et matériel au Royaume de Södertälje. Si la noble maisonnée montelanne brisa son voeu d’allégeance au Roi Bartolomeo Di Maschiarelli, celle-ci manda la gestion du Comté d’Auléria si victoire devait s’en suivre.

Ce n’est qu’en fin de l’an 1518 que le comté d’Auléria fut envahi par les troupes södertälloises ainsi mêlées aux armées rosentaises. Reclue en le castel d’Auléria, la maisonnée D’Ascoli autrefois suzeraine des terres Aulériennes causa la mort de bon nombre de ses partisans ainsi délaissés à la fureur des affronts. La cité Aulérienne se voulant peu dense et peu défendue ; le siège ne se prolongea que cinq jours. A son terme, la maisonnée D’Ascoli prit la fuite vers Chiuggia, retrouvant ainsi leurs plus proches alliés ; la maison Di Maschiarelli. La maison D’Ascoli abdiqua sans tarder, renonçant ainsi à la souveraineté aulérienne en Messidor de l’an 1518.

III. Le renforcement des positions sodertalloises

Talonnant la victoire sodertalloise lors de l’assaut de la petite cité d’Auléria, l’accommodement entre le comte de Rosenza et le roi Maximilian fut respecté. Le comté situé à l’extrême Sud du territoire montelan, maintenant sous la bannière du Royaume de Södertälje, fut ainsi mis sous l’égide de la maison de Vitis d’Abbruzzese en 1518. C’est de ce fait que l’aînée du comte Leonardo de Vitis d’Abbruzzese, la jeune héritière Amarosa, assuma alors le trône aulérien. Tandis qu’elle s’affairait à installer un certain essor à son nouveau comté en maintenant les politiques de son père, la jouvencelle s’établit comme une figure d’importance au sein de la Basse-Guerre, déployant bon nombre de ses relations afin d’apporter soutien à la nation orientale. Cependant, le semblant de constance fut de courte durée lorsque quelques mois après son arrivée dans la cité aulérienne, elle fut informée de la mort de son patriarche. Ayant renoncé à sa première place dans la ligne de succession afin de se concentrer pleinement en l’avénement de la cité d’Auléria, elle laissa le trône rosentais à sa jeune soeur, Emma-Grazia de Vitis d’Abbruzzese, assumant alors la seconde place dans la ligne de succession, à l’hypothèse unique que celle-ci ne produise pas d’héritiers. Il fut alors décidé entre l’aînée et les généraux sodertallois que les positions armées devaient être renforcée le long des frontières septentrionales du comté qui se retrouvait alors vulnérable. Ainsi, les localités rurales du Nord de Rosenza furent surpris d’apercevoir bon nombre de pelotons armés gagner leurs terres et raser bon nombre de champs pour ériger de multiples garnisons défensives le long de la forêt et des plaines reliant le comté de Rosenza à celui du Val. Ce n’est qu’une année plus tard, en l’an 1519, qu’une nouvelle tragédie vint frapper la Maison de Vitis d’Abbruzzese en la mort de la nouvelle comtesse Emma-Grazia. Il convint alors qu’Amarosa quitte le comté d’Auléria en y laissant un élu de confiance afin de se rendre à Rosenza pour y investir le trône familial. Elle devint alors la première comtesse montelanne à assumer deux trônes à la fois sous l’égide sodertalloise, chose qui fut normalement proscrite par la royauté montelanne afin de réduire l’influence des différents seigneurs.

IV. La prise d'Andrioli et la consolidation des troupes valoises

Suite à l’avénèment d’Amarosa de Vitis d’Abbruzzese en tant que nouvelle comtesse de Rosenza, il convint alors de la femme qu’elle signifie sa puissance et son parti pris au sein de la Basse-Guerre en lançant une offensive menaçante à l’égard des forces ennemies. Sous demande du roi sodertallois, nombreux furent les généraux des armées de l’Est à investir la capitale rosentaise afin d’épauler la suzeraine dans ses déploiements militaires. La ville d’Andrioli, cité historique de Monteleone et ancienne capitale du royaume, fut choisie comme cible afin de faire passer un message d’avertissement à la monarchie montelanne. La cité, située à seulement quelques lieues à l’Ouest de Rosenza, au pied des Monts du Midi, était une proie de choix en raison du symbolisme d’une telle prise et de sa proximité. De plus, une telle position permettait ainsi de surveiller l’Ouest des frontières du comté de Rosenza en cas d’escarmouches provenant des forêts qui bordent le petit village de Vascona. C’est ainsi que quelques mois après la prise de pouvoir de la comtesse de Rosenza, une imposante agglomération de forces armées vinrent se réunir aux portes d’Andrioli, entamant une prise qui ne dura que trois jours. L’on compta alors environ mille cinq-cents hommes au total, comprenant environ 800 hommes d’infanterie, 200 archers, 300 cavaliers légers et 200 cavaliers lourds, sans compter la dizaine de catapultes. Beaucoup sont ceux qui fuirent la ville avant même que les armées de l’Est n’arrivent à destination, ainsi, l’on ne déplora pas de morts de notables. En réponse à un tel assaut, il convenait alors pour le roi montelan et ses vassaux de renforcer leurs positions aux frontières du comté ennemi. Le peuple valois assista alors à moult migration des soldats postés à Brenno jusqu’aux garnisons fraîchement bâties. Au large, un certain nombre de navires éclaireurs furent également déployés vers le Sud-Ouest afin de jauger d’une potentielle réplique offensive.

V. Les premiers assauts navaux

La politique militaire menée par Bartolomeo Di Maschiarelli était on ne peut plus simple: Conserver la frontière valoise et maintenir la sûreté des eaux de la Saranna. En perdant Andrioli, la victoire Södertalloise sonna comme un échec retentissant à la cour du Roi et son implication modérée dans la guerre lui valut de nombreux troubles. En effet, certains le jugèrent incapable de protéger et de fournir une égide à ses peuples. Les flux de migrants vers la Capitale et les cités alentours causèrent par ailleurs un tollé de mécontentement. Non content d’accueillir en si grands nombres ces réfugiés, pourtant sous la coupe du même Roi, on fit pression sur ce dernier pour reprendre les terres perdues.

Forte de son alliance avec les richissimes terres Gasques, la Capitale de Chiuggia put financer une large flotte de navires et de vaisseaux appareillés pour la guerre. Les quais aux flottes triplèrent de volume et bientôt le port entier servirait au mouillage d’une marine décuplée. Les gradés Montelans appelèrent alors à l’Ost, formant sur le tas des combattants, matelots et des navigateurs à déplacer le front sur les mers tandis qu’une large congrégation de valois rejoignait les rangs Montelans. Ils échafaudèrent une manoeuvre maritime vers le Sud jusqu’aux eaux de la Kjienströmm dans l’espoir de surprendre la flotte Södertalloise. Le Roi Bartolomeo Di Maschiarelli commit deux erreurs supplémentaires. En effet, l’avant-garde découvrit très tôt que la flotte Södertalloise demeurait plus conséquente qu’escompté et que cette dernière accordait sa protection aux terres nouvellement acquises à la pointe Aulérienne. De surcroît, le recrutement précoce joua en la défaveur des troupes mobilisées ; les matelots demeuraient pour la majorité inexpérimentés tandis que la marine Södertalloise demeurait d’ores et déjà qualifiée, leurs soldats étant marins de métier. Ce qui ne sonna pas comme un échec cuisant, fomenta néanmoins d’importantes pertes. Quand bien même les Södertallois perdirent également nombre d’hommes, cette nouvelle stratégie militaire mit en lumière l’inaptitude du Roi Montelan à mener à terme cette guerre ainsi entamée. La flotte Montelanne mise à mal fit demi-tour vers les quais aux flottes tandis que de nouvelles manoeuvres se préparent.